Bigarrade Douce - Affiche botanique 50x70cm
Bigarrade Douce - Affiche botanique 50x70cm
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Citrus aurantium var. dulcis - Bigarrade Douce
Parmi tous les orangers cultivés dans les prestigieuses orangeries parisiennes sous le nom de Bigarrade, la Bigarrade Douce demeure une curiosité botanique singulière : c'est le seul dont le fruit soit doux et comestible.
Prisée dans les collections royales de Versailles et du Jardin des Plantes, elle incarne ce goût des Lumières pour les variétés rares, cultivées davantage pour leur valeur patrimoniale que pour leur rendement.
Cet oranger forme un arbre élégant, bien dressé, à la ramure légère et dégagée. Ses rameaux menus, effilés et peu ramifiés, naissent vert intense, comprimés et légèrement torses, d'une souplesse remarquable.
Les feuilles, d'un beau vert uni, sont de taille moyenne, allongées, portées par un pétiole ailé que les jardiniers nomment « avant-feuille » en raison de sa dilatation latérale en forme de petite feuille.
Les glandes aromatiques, caractéristiques des agrumes, y sont ici si fines qu'elles restent presque invisibles. À l'aisselle des feuilles pousse une épine simple, raide et oblique, qui persiste plusieurs années.
Les fleurs, petites mais intensément parfumées grâce à leurs vésicules d'huile essentielle, s'épanouissent en grappes délicates. Les dernières à éclore ne comportent souvent que quatre pétales et présentent un pistil avorté.
Le fruit, petit, arrondi, surmonté d'un discret ombilic, possède une écorce épaisse. Sa pulpe, douce (peut-être trop douce, selon Poiteau), manque de cette acidité rafraîchissante qui ferait d'elle une véritable orange de table. Rarement porteuse de graines sous nos climats, cette variété reste avant tout une pièce de collection, plus admirée pour sa rareté que pour ses qualités gustatives.
Cette planche est extraite du Traité des Arbres Fruitiers de Pierre-Antoine Poiteau et Pierre Jean François Turpin, encyclopédie fruitière publiée entre 1807 et 1835, référence majeure de l'illustration naturaliste du XIXe siècle.
Elle associe la rigueur du dessin scientifique à une sensibilité artistique rare, caractéristique des grandes planches de l'âge d'or de la botanique illustrée.
- Chaque affiche est tirée en impression giclée 12 couleurs, la référence des ateliers d'art pour la restitution des tons fins, des dégradés subtils et des détails botaniques les plus délicats.
- Grammage 200 g/m², finition mate douce, épaisseur 0,26 mm : un rendu proche de la gravure originale, net, sans reflet, conçu pour l'accrochage.
- Imprimée sur papier certifié FSC, tirée à l'unité à la commande.
- Expédiée sous tube rigide de protection.
