Noyer ordinaire

Planche botanique du Noyer commun extraite du Traité des Arbres Fruitiers de Poiteau et Turpin (1807). Impression Fine Art 50×70 cm, rendu fidèle à la gravure originale.

Juglans regia - Noyer commun

L'hiver terrible de 1709 décima les noyers de France. Celui de 1788 les marqua de crevasses profondes qui affaiblirent leur végétation pour des décennies.

Pourtant, le noyer traverse les siècles : arbre de légende et de contradiction, il offre un bois précieux aux ébénistes et sculpteurs, une huile aux multiples vertus, des fruits recherchés… tout en régnant en solitaire, ne tolérant aucune culture à ses pieds.

Cette planche de Poiteau capture la majesté botanique d'un géant qui croît quatre-vingts ans durant et peut vivre deux siècles.

Grand arbre de la famille des térébinthacées originaire d'Asie, le noyer se reconnaît à ses feuilles alternes et ailées, ses fleurs mâles disposées en chatons, ses fleurs femelles groupées par trois à vingt à l'extrémité des pousses.

Son fruit, la noix, se compose d'un brou charnu enveloppant une coque osseuse qui abrite l'amande quadrilobée. Redoutable par son ombre dense et ses racines envahissantes, le noyer exige l'isolement : ni céréales ni arbres fruitiers ne prospèrent à son voisinage.

On le destine aux coteaux pierreux exposés au couchant, aux lisières de pâturages, aux carrefours où il règne sans partage.

Il faut attendre dix à quinze ans pour ses premiers fruits, soixante ans pour son plein rendement.

Son bois, recherché par les menuisiers et carrossiers, ne se tourmente jamais une fois sec. Ses chatons séchés soignent la dysenterie, son huile sert en médecine et en peinture, et les noix fraîches, les cerneaux, excitent l'appétit, bien que les poitrines fragiles s'en méfient.

Cette planche est extraite du Traité des Arbres Fruitiers de Pierre-Antoine Poiteau et Pierre Jean François Turpin, encyclopédie botanique publiée entre 1807 et 1835, référence majeure de l'illustration naturaliste du XIXe siècle.

Elle associe la rigueur du dessin scientifique à une sensibilité artistique rare, caractéristique des grandes planches de l'âge d'or de la botanique illustrée.

× Planche botanique du Noyer commun extraite du Traité des Arbres Fruitiers de Poiteau et Turpin (1807). Impression Fine Art 50×70 cm, rendu fidèle à la gravure originale.